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L'homme tarde à combler les espoirs placés en lui. Le ton de sa campagne avait déjà inquiété : un discours ethniciste qui attisait chez les Malinké, Soussous et autres forestiers le sentiment anti-Peuls, la puissante communauté de son adversaire politique, Cellou Dalein Diallo. En Guinée comme ailleurs, ces arguments-là peuvent être explosifs.
Depuis son installation à la présidence, les attaques contre l'opposition - y compris physiques - n'ont pas cessé, alimentées par la perspective d'élections législatives qu'Alpha Condé, sous la pression internationale, a promises pour la fin de l'année mais qu'il chercherait à retarder.
Dernièrement, c'est sur les médias qu'il concentre ses foudres. Victime d'une mystérieuse tentative d'assassinat, il y a dix jours, par un commando armé, il vient d'interdire toute information sur le sujet. Que veut-il cacher ? Avant la presse, il avait saisi l'occasion de l'attaque contre son domicile pour s'en prendre à l'armée. L'opposition, elle, est l'objet d'arrestations ciblées.
C'est grave, parce que l'élection de M. Condé était un message pour toute l'Afrique : même dans un pays martyr, il n'y a pas de fatalité du malheur. A Conakry, ils sont nombreux à vouloir encore le croire.
Article paru dans l'édition du 29.07.11
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Dernière modification: 29-07-2011 à 07:22
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